Le « Gai Savoir »... à notre porte !
22 nov. 2011
Pascale Vanseymortier et moi sommes allées écouter le Professeur Henri Joyeux, jeudi dernier à Marcq en Baroeul … et on en redemande !
Soulignant son patronyme, il affirme que «le rire est un élément de la pédagogie ».
Pari gagné ! Nous avons beaucoup appris...tout en riant beaucoup !
Ce feu d'artifice de savoir et d'humour, est difficile à égrener, fusée par fusée...donc je choisis de ne pas le faire !
Peut-être Pascale aura t'elle envie de vous faire partager ses découvertes... ?
Moi, j'en ai fait une, de taille, dont j'ai envie de parler.
En allant sur le site du Pr Joyeux, professeur de cancérologie et de chirurgie gastrique, à la Faculté de Médecine de Montpellier (dont, je crois, la réputation n'est plus à faire) j'ai découvert, avec horreur, mais sans surprise, le lynchage médiatique dont il a fait l'objet.
Si nous ne sommes plus à l'époque de Galilée ou de Giordano Bruno, si le bûcher a changé de combustible, il n'en est pas moins ravageur.
Sauf erreur de ma part, l'association « Liberté Santé », à l'initiative de cette conférence, est issue du Comité de Soutien au Docteur Gérard Guéniot, homéopathe réputé, dans notre région et à l'étranger, lui aussi voué au bûcher pour ses opinions iconoclastes, et qui, après des années de persécution, est mort dans les mois qui ont suivi sa réhabilitation totale,
selon le destin qui fut celui de chercheurs reconnus, et néanmoins hérétiques, comme Serge Beljanski et le Dr Solomidès, pour ne citer qu'eux, (parce que j'ai bénéficié de leurs recherches.)... et dont les découvertes sont toujours sous le coup d'une interdiction de mise sur le marché, en France.... Comme le souligne le Pr Joyeux, la Prévention ne rapporte rien...aux Laboratoires, tandis que le dépistage et les mesures qui en résultent sont une mine d'or.
(Ex : (5 millions de frottis vaginaux pratiqués chaque année... alors que 400.000 suffiraient)
Et ce serait les assurés, leur addiction aux médicaments, leurs arrêts-maladie injustifiés qui creuserait la tombe de la Sécurité Sociale... Quand on ne rêve plus, on cauchemardise .
J'ai donc fait partie du comité de soutien du Dr Guéniot, il y a quelque années, quand la
Médecine conventionnelle (oui, comme l'Agriculture du même nom !) ne me laissait pas plus de trois mois d'espérance de vie, et après un séjour en service de Soins Palliatifs.
Il est rare qu'on en sorte vivant, et pour le CHRU de Lille , je suis , aujourd'hui encore,
une « miraculée ». Quand la médecine se prend pour Dieu ... vigilance maximum !
Pendant plusieurs mois, je me suis rendue , trois fois semaines dans la banlieue de Bruxelles, pour y retrouver des patients Belges et Français, tous condamnés, et au coude à
coude, perfusions au bras, dans le local qui les accueillait. Le Dr Guéniot, interdit de pratique en France, à cette époque, ne prescrivait pas cette démarche, mais il l'accompagnait simplement, de son expérience et de son savoir.
Moi, j'étais une consommatrice lambda, adepte de la grande distribution, (difficile de faire autrement, en l'absence de toute autre possibilité en ville) pas forcément décervelée,
mais pratiquement contrainte à suivre un parcours obligé.
Et pendant ces heures de rencontre, j'ai découvert, au goutte à goutte (c'est le cas le dire!) la nuisance des produits transformés, de certains produits laitiers, des conservateurs appliqués, entre autres aux bananes (dans ce Zoo peu ordinaire, nous en exhibions une à l'heure du goûter !) les bienfaits d'une alimentation sans gluten, pour certains... bref, j'ai découvert une autre planète.
Dans la bonne humeur et les rires, s’échangeaient des recettes de cuisine, des propos sur la vie et la mort...nous étions tous logés à la même enseigne.
Cette aventure, si vivante, s'est interrompue brutalement, le jour où une invasion massive de forces de l'ordre , a ordonné le débranchement immédiat des perfusions et a emmené tout ce beau monde au Commissariat de Police... où ces déjà condamnés à mort, ont subi un interrogatoire de plusieurs heures, tandis que le Docteur Guéniot était conduit en prison.
J'y ai appris, avec stupeur, que pendant quatre mois, j'avais été l'objet d'une surveillance assidue, dès mon arrivée à la gare de Bruxelles-Midi : ma rencontre avec un membre de l'équipe, le train de banlieue que nous prenions pour nous rendre à Braine L'alleud, le nom du bistrot où nous prenions un café en attendant l'ouverture de la Maison Médicale...
La panoplie complète du jeu «Comment devenir parano malgré vous !»
Et toute cette dépense d'énergie, financièrement coûteuse, pourquoi ?
Toute opinion érigée en dogme est dangereuse. Toute tentative pour s'y soustraire l'est dix fois plus.
J'ai la conviction que cette expérience a radicalement modifié mon rapport au vivant.
Je le dois, dans je ne sais quelle proportion, à la médecine traditionnelle et aux médecines alternatives.
Si miracle il y a, il s'engendre dans cette combinaison, plutôt que dans l'exclusion de l'une, par l'autre.
Il me semble que c'est tout «naturellement», que quelque temps plus tard, je me suis investie dans la construction d'une Amap, à Lomme.
Je m'en réjouis de jour en jour...
Nelly Thienpondt